Un de mes ami (fier représentant de la Belgique à Montréal), Guillaume (que d'autres connaissent peut-être sous le nom de Garcin) m'a envoyé un mail aujourd'hui, me demandant pourquoi Marilyn n'écrit pas sur notre blog. À cette question, que peut-être plusieurs d'entre vous se posent, je répondrai simplement ceci: parce que c'est une femme occupée.
Ce n'est pas sarcastique. Avec le travail à temps plein, l'entraînement, l'organisation du voyage (elle rocke pas mal plus que moi là-dessus) et tout le tralala, je crois que c'est normal de manquer un peu de temps quelque part.
Et comme c'est moi qui écrit tout le temps, vous penserez peut-être que c'est parce que j'ai beaucoup de temps à perdre et que je me cherche désespérément des activités pour combler ma vie triste et vide.
À cela, je vous réponds encore simplement: vous avez tort. La preuve? Ça faisait un mois que je n'avais pas écrit.
Bon. Trève de bitchage.
Non, sérieusement, c'est le mail de Guillaume qui m'a un peu rappelé que j'avais commencé un blog et qu'il serait peut-être temps de le mettre à jour. Depuis le dernier message que j'ai posté, plusieurs choses se sont mises en place, ce qui me permet de moins angoisser à l'approche du départ.
(By the way, il ne reste que 35 dodos!)
En fin de semaine passée, Marie et moi avons fait la réservation d'auberge pour notre première nuit à Hanoi. Le 3 septembre, on pourra donc profiter d'une jolie chambre privée au Hanoi Guesthouse, avec salle de bain et déjeûner inclus, pour la modique somme de 18$ pour deux. On s'est bien bidonné en voyant le coût total... Dire qu'au Québec, pour le même prix, tu peux à peine louer un terrain de camping!
Après avoir fait la réservation, on est allées, grâce au lift de sa mère qui nous a épargné une heure de transport en commun, au Jean Coutu pour prendre les photos qu'on doit joindre avec nos demandes de visas.
Vous imaginez? Trois demandes de visas (Vietnam, Chine, Cambodge) = trois formulaires à remplir + trois formats de photos différents (c'est beaucoup trop simple de faire ça universel, voyons) + trois autres grosses dépenses d'argent. Tout ça donne un beau résultat: deux filles ben écoeurées de c'te foutue paperasse. C'est compliqué, la vie.
Enfin bref. Suite à cette prise de photos interminable où Marie a trouvé le moyen de chialer pour trois raisons différentes («On est vraiment obligées d'enlever nos lunettes?», «Mes cheveux sont tout croches!» et le savoureux «Fuck, je suis même pas maquillée!») (ok, je l'avoue, j'ai grandement participé à ce chialage intensif pré-prise-de-photos-officielles... sérieusement, on va être belles toutes les deux en Asie: «PRENDS-MOÉ PAS EN PHOTO, CHU MÊME PAS PEIGNÉE!!!». Ça va être hilarant, je vous le garantie), on est allées faire un tour au La Cordée du Centropolis. De bien pratiques, mais couteux achats: deux sacs à dos qui pourraient rendre n'importe quel autre backpacker jaloux, deux filets pour pouvoir dormir sans se faire attaquer par les porteurs de malaria et, bien sûr, des bouteilles de Watkins (genre de Off! ultra performant), qui vont probablement nous sauver la vie pendant ces trois mois et demi d'intense exposition aux bibittes asiatiques.
Autre nouvelle importante: nos demandes de visas pour le Vietnam seront vraisemblablement envoyées vendredi. On a encore eu des fucks avec ça... Tout était supposé être fait la semaine dernière, mais on s'est fait dire qu'on ne pouvait pas payer les frais de visas avec nos cartes de crédit. Il faut envoyer des mandats-postes à l'ambassade du Vietnam... Bienvenus au 21e siècle, les amis! Tsssss... carrément décourageant. En plus, on nous a appris que l'obtention du visa nous coûterait deux fois plus que ce qu'on pensait. 192$ pour simplement avoir le droit de mettre le pied dans un pays, moi j'appelle ça du vol. Mais bon, y faut ce qui faut. C'est soit ça, soit je reste au Québec jusqu'à la fin de mes jours. Le choix n'est pas trop difficile à faire, n'est-ce pas?
Ah oui, autre chose. On ne pourra pas faire de demandes de visas chinois avant de partir. Conflit de temps... encore et toujours. Le visa vietnamien est plus indispensable puisqu'on atterit à Hanoi. Alors on n'avait pas le choix de commencer par celui-là. Et comme on ne peut pas faire nos demandes plus d'un mois avant notre entrée dans lesdits pays, on s'est dit qu'on essaierait quand on sera à la frontière Vietnam-Chine, comme c'est possible de le faire pour le Cambodge.
Mais bon... au point ou on en est rendues, ne pas pouvoir aller en territoire chinois ne serait pas un drame. J'ai déjà commencé à faire le deuil de ce pays, de toute façon...
Faut tout de même rester optimiste. J'ose même croire qu'il nous serait peut-être plus facile d'être admis en Chine si on se pointe là-bas en personne...
Ayoye. 35 dodos, vous vous rendez compte? Moi, de plus en plus. Et plus le temps avance, j'ai l'impression d'avoir moins peur, d'être moins angoissée.
C'est drôle, je ne sais même pas si c'est une bonne chose. D'après vous, ça l'est?
Peut-être. Peut-être.
1 commentaire:
Oh yeah, vous rockez les filles.
Vous êtes hot!
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